Risques Sanitaires en Rhône Alpes

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Dernière mise à jour le 10 Septembre 2018

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L’audition  est en grande partie liée à l’état des cellules ciliées de l’oreille interne. Or, ce sont les premiers éléments à être endommagés par une exposition trop importante au bruit. Les cellules ciliées endommagées ne sont pas remplacées ; leur perte est irréversible et responsable de troubles de l’audition et de l’équilibre.

Les traumatismes sonores peuvent entrainer :

  • la fatigue auditive (phénomène physiologique) : elle correspond à un déficit temporaire d’audition qui se caractérise par une diminution de la sensibilité auditive pendant un temps limité après la fin de la stimulation acoustique ;
  • la perte auditive définitive (traumatisme acoustique) : elle se caractérise par son irréversibilité. Différents niveaux de pertes auditives peuvent être distingués :
      - les surdités légères : pertes comprises entre 20 et 40 dB HL (décibels Hearing Level) ;
      - les surdités moyennes : pertes comprises entre 40 et 60 dB HL ;
      - les surdités sévères : pertes supérieures à 60 dB HL. 2.1.3. 

 

Les traumatismes sonores aigus


À partir de 140 dB (C), un bruit soudain très intense, par exemple lors d’une explosion, peut entraîner une surdité brutale, totale ou partielle, réversible ou non.




Les traumatismes sonores chroniques

 

  • En dessous de 80 dB (A), une exposition prolongée au bruit peut provoquer fatigue, stress, anxiété, troubles de l’attention, troubles du sommeil, troubles cardiovasculaires, hypertension Il peut également perturber la communication, gêner la concentration, détourner l’attention et conduire à des accidents du travail.
  • Au-dessus de 80 dB (A), le bruit peut provoquer des bourdonnements, des sifflements d’oreille ainsi qu’une baisse temporaire de l’audition. Toutefois, cette fatigue auditive est réversible et peut disparaître en quelques jours ou quelques semaines à condition de ne pas être de nouveau exposé au bruit durant cette période.
  • Dans un rapport colligeant de nombreux travaux, l’ANSES en 2013 soulignait un risque d’infarctus majoré pour les populations exposées au bruit de trafic routier ou ferroviaire, une baisse des performances scolaires dans les établissements soumis à cette nuisance sonore ainsi que plus généralement pour la population des perturbations du sommeil.
Les perturbations du sommeil


Occupant environ un tiers de notre vie, le sommeil est nécessaire pour récupérer de l’épuisement momentané des capacités tant physiques que mentales. Le sommeil n’est pas un état unique mais une succession d’états, relativement ordonnée pour une classe d’âge déterminée.
 

L’excès de bruit peut interférer à chacune de ces étapes :

  • Durée plus longue d’endormissement : il a été montré que des bruits intermittents d’une intensité maximale de 45 dB(A) peuvent augmenter la latence d’endormissement de plusieurs minutes ;
  • Eveils nocturnes prolongés : le seuil de bruit provoquant des éveils dépend du stade dans lequel est plongé le dormeur, des caractéristiques physiques du bruit et de la signification de ce dernier (par exemple, à niveau sonore égal, un bruit d’alarme a plus de chance de réveiller qu’un bruit neutre) ; des éveils nocturnes sont provoqués par des bruits atteignant 55 dB(A) ;
  • Eveil prématuré non suivi d’un ré-endormissement : aux heures matinales, les bruits ambiants peuvent éveiller plus facilement un dormeur et l’empêcher de retrouver le sommeil.
  • A plus long terme : si la durée totale de sommeil peut être modifiée dans certaines limites sans entraîner de modifications importantes des capacités individuelles et du comportement, les répercussions à long terme d’une réduction quotidienne de la durée du sommeil sont plus critiques. Une telle privation de sommeil entraîne une fatigue chronique excessive et de la somnolence, une réduction de la motivation de travail, une baisse des performances, une anxiété chronique. Les perturbations chroniques du sommeil sont sources de baisses de vigilance diurnes qui peuvent avoir une incidence sur les risques d’accidents.

L’habituation de l’organisme aux bruits en période de sommeil est incomplète : si cette habituation existe sur le plan de la perception, les effets, notamment cardio-vasculaires, mesurés au cours du sommeil montrent que les fonctions physiologiques du dormeur restent affectées par la répétition des perturbations sonores




Autres effets


Les effets sur les attitudes et le comportement social (agressivité et troubles du comportement, diminution de la sensibilité et de l’intérêt à l’égard d’autrui), les effets sur les performances (par exemple, dégradation des apprentissages scolaires), l’interférence avec la communication.

 

 


Pour en savoir plus :

Bruit et santé. Guide de synthèse des connaissances actuelles de l’impact du bruit sur la santé - Centre d’information et de documentation sur le bruit, 2013

Évaluation des impacts sanitaires extra-auditifs du bruit environnemental. Avis de l’Anses, Rapport d’expertise collective, février 2013

Les nuisances sonores de voisinage dans l’habitat. Analyse et maîtrise - F. Legent, Académie Nationale de Médecine

Les effets extra auditifs du bruit – Ministère en charge de la santé

Bruit & santé. Effets biologiques et sanitaires du bruit. Comment lutter contre le bruit ? Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail, octobre 2007

Impacts sanitaires du bruit. État des lieux, Indicateurs bruit-santé - agence française de sécurité sanitaire environnementale, novembre 2004 


Mise à jour : juillet 2014

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Source : Air Rhône-Alpes

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