Dernière mise à jour le 22 Mai 2012
Le Haut Conseil de la Santé Publique a pris en compte les caractéristiques épidémiologiques des IIM et les éléments d’antibiorésistance et recommande, à l’occasion de la survenue d’un nouveau cas d’IIM dans une même communauté impliquant des sujets contacts communs :
- de prescrire une nouvelle cure d’antibioprophylaxie aux sujets contacts à qui une première cure de prophylaxie avait été prescrite, si cette cure s’est terminée il y a plus de 10 jours ;
- que ce nouveau traitement prophylactique soit effectué à l’aide d’un antibiotique différent de celui utilisé lors de la cure précédente et en application de l’instruction n° DGS/RI1/2011/33 du 27 janvier 2011 relative à la prévention des infections invasives à méningocoques. En pratique, la rifampicine sera remplacée par de la ciprofloxacine ou de la ceftriaxone.
Cette recommandation est applicable pendant les cinq mois qui suivent la survenue du cas index dans la communauté.
Avis du HCSP d'avril 2012
Le Haut Conseil de la Santé Publique a été saisi par le Directeur général de la santé afin de définir le délai à respecter entre l’administration d’immunoglobulines polyvalentes et de vaccins viraux vivants atténués comme le vaccin trivalent ROR. Après prise en compte d’éléments tels que les résumés des caractéristiques du produit (RCP) des deux vaccins ROR disponibles en France, le texte Afssaps-HAS relatif à la prophylaxie des sujets à risque après exposition à un cas confirmé de rougeole, les recommandations d’autres pays, le HCSP recommande :
- que le délai à respecter entre l’administration d’une dose de 200 mg à 400 mg/kg d’immunoglobulines en prophylaxie post-exposition de la rougeole et l’administration d’un vaccin contre la rougeole, la rubéole et les oreillons soit d’au moins 9 mois ;
- qu’une dose supplémentaire de vaccin contre la rougeole, la rubéole et les oreillons soit proposée, sans sérologie préalable, aux personnes ayant reçu une dose d’immunoglobulines en prophylaxie post-exposition de la rougeole et ayant été vaccinées dans un délai inférieur à 9 mois. Ces personnes recevront donc au total trois doses de vaccin, les deuxième et troisième doses devant être espacées d’au moins un mois.
Avis du HCSP d'avril 2012
Le plan anti-dissémination du chikungunya et de la dengue a défini cinq niveaux de risque à partir de la surveillance entomologique (du niveau 0 à 1) et humaine (du niveau 2 à 5).
En région Rhône-Alpes, 5 départements sont classés en niveau 0b : Ain, Drôme, Rhône, Isère et Savoie (présence contrôlée d’Aedes albopictus). Cependant, la zone géographique de notre région présentant un potentiel de développement élevé du moustique (en particulier dans le sud de l’Ardèche) des pièges pondoirs sont en cours d’installation dans 84 communes réparties dans les 8 départements (cartographie disponible).
Les déclarants (médecins et biologistes) sont sensibilisés à la déclaration des cas confirmés de dengue et chikungunya (pour signaler en ligne). Pour chaque cas signalé, l’ARS recherchera le déplacement éventuel du patient sur le territoire.
Dans : Surveillance sanitaire en Rhône-Alpes. Point de situation n° 2012/13 du 10 mai 2012
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